2015 ? C’est enfin fini ?!


Les années se suivent mais ne se ressemblent pas, les études reprennent, les articles sont plus rares à cause d’un manque de temps libre. Mais ce n’est pas une raison pour continuer de végéter comme ça. Même si la fin 2015 a été discrète de mon côté, essayons de nous remémorer du meilleur de cette année.

Le jeu

Et pour commencer, autant parler du truc le plus important que j’ai vécu en cette fin d’année et qui a surpris mes amis et moi-même : J’ai acheté une PS4. Même si ce n’est pas aussi casse-gueule qu’acheter une Xbox One selon moi, en comparant les performances et le catalogue exclusif (parce que pour le reste il y a le PC bien sûr), je suis loin de dire que c’est un bon achat, et je l’ai plus pris pour profiter de quelques exclus qui m’échapperont si je me confine au 60FPS 4K comme aime le dire la PC Master Race.

Le seul jeu ayant eu l’occasion de passer entre mes mains durant cette fin d’année 2015 fut Until Dawn.

Until Dawn qui est un jeu que j’ai aimé beaucoup plus que je ne le pensais. Les jeux narratifs avec une liberté de choix plus ou moins importante m’ont laissé un goût amer ces derniers temps, notamment à cause de Life Is Strange, n’ayant finalement pas sauvé le genre après un Walking Dead saison 2 en demi teinte durant l’année 2014. Mais ici on est plus attaché à ce spectacle accumulant avec amour les clichés du cinéma d’horreur et créant de l’empathie pour les victimes sans qu’on sans rende compte, juste en nous donnant la possibilité de défier ces stéréotypes et faire survivre la blonde libidineuse pour une fois. Que dire de plus après ? L’interprétation est correcte, les visuels sont convaincants si on accepte parfois de voir le framerate chuter bien bas, et je trouve que pour une fois, un second run peut être envisagé si l’on a l’esprit complétioniste. 7.5/10

Mais revenons au PC qui a occupé la plupart de mon temps cette année avec les jeux dont je veux parler rapidement, faute de ne pas avoir pu en placer une avant.

Undertale

Au moment où je vous en parle, vous devez peut-être en avoir par-dessus la tête et c’est très compréhensible vu le niveau d’overhype qu’il a reçu de la part de différentes communautés, notamment Tumblr et son culte du fandom. Ce qui je trouve le dessert un peu au final, en lui donnant une image si gigantesque en termes de qualité, il est presque garanti de décevoir à cause de trop grandes attentes. Alors que c’est un jeu de petite envergure et qui a le mérite d’être maîtrisé de bout en bout dans sa réalisation, et qui arrive à donner une plus grande impression d’immersion dans un univers que certains open world *koff* Fallout 4 *koff*. Un bon petit 8/10 pour peu qu’on prenne de la distance avec sa réputation.

SOMA

C’était une attente relative de ma part pour SOMA, le nouveau Frictional Games qui pour moi devait se refaire une réputation, après avoir laissé The Chinese Room faire une suite à Amnesia en jouant sa carte Dear Esther, enlevant tout le challenge et la menace pour en faire un walking simulator peu intéressant et avec une histoire tout juste appréciable. SOMA quant à lui, malgré quelques problèmes de pacing ou de lisibilité dans le gameplay, est un grand mouvement dans la bonne direction pour l’équilibre entre narration, challenge et ambiance. Un setting de Sci-fi vachement cool, une direction artistique originale, des mécaniques simple et un scénario qui motive suffisamment pour nous donner envie de continuer. 7.5/10

Life Is Strange

La petite déception de cette année est un jeu de chez nous malheureusement. Il démarrait bien pourtant, mais entre les personnages qui deviennent stéréotypés au fur et à mesure, une storyline qui se gonfle de sub plots qui ne finissent jamais, pour finalement exploser dans un final qui rush tout et une mécanique de jeu qui se retrouve bridée pour forcer le joueur à aller dans le sens de l’histoire où ils veulent vous mener, contrairement à l’idée de base. 5/10

Pour finir, je dirais juste que mon GOTY se joue entre Undertale et MGS5. Ce sont deux jeux radicalement différents, mais qui ont marqué l’année d’une certaine manière tout en ayant un haut niveau de production value, ce qui est admirable pour MGS5 avec sa fin de développement chaotique, et l’absence du fameux chapitre 3 ne l’handicape pas pour autant. Undertale quant à lui est le petit jeu qu’on n’attendait pas et qui se démarque avec juste de l’originalité, et une qualité dans le développement qui surprendrait certains gros éditeurs.

Le Cinéma

C’était aussi une année bien chargée au cinéma. Pleine de résurrections qui se sont plus ou moins bien passées, j’ai évité certains flops, mais aussi raté quelques films intéressants malheureusement, ou juste pas eu le temps d’en parler. On va aussi faire le petit rattrapage à ce niveau-là.

 

Jurassic World

C’est un beau bordel. Loin d’être un film mauvais, je trouve juste que c’est un film absolument inutile. Les intentions des personnages dans le film restent aussi stupides que dans le film de 1993, comme si aucune leçon n’était à retenir, en prenant les mêmes risques pour le profit, les mêmes lacunes de sécurité et les mêmes réactions face au dinosaures, en gros inspiré du moins bien à récupérer de Jurassic Park. Des Deus Ex Machina encore plus gros que le T-Rex et tout ceci dans une production avec en tête une espèce de Yes Man peu inspiré qui va devoir en imposer pour me faire changer d’avis avec la réalisation de Star Wars IX. 5/10

Seul sur mars

Ça par contre ça envoie du lourd. Une fois passée la blague classique sur le fait qu’on aille encore sauver Matt Damon, on est devant un bon film et surtout un très beau film. La cinématographie et les décors sont magnifiques, l’ambiance très décontractée pour un film de ce type et le cast très juste pour cette nouvelle réalisation de Ridley Scott. Alien Covenant sera-t-il du même acabit? Je l’espère. 8/10

Strictly Criminal

C’est le film le plus “meh” de cette année, mais c’est également très dur de le qualifier de la sorte parce qu’il a un quelque chose d’intéressant, ainsi qu’une qu’une performance rafraichissante de Johnny Depp qui commençait à stagner dans son éventail de types de personnages. Une belle métamorphose et une belle prestation qui crée un personnage vraiment inquiétant dans cette affaire policière basée sur des faits réels, mais qui souffre tout de même d’un manque de rythme et d’efficacité, surtout concernant les arcs narratifs secondaires plus décousus. 6.5/10

 

Spectre

Le second James Bond de Sam Mendes, mais qui n’arrive pas à atteindre la qualité de Skyfall. Notamment dû à un scénario qui semble revenir aux origines de ce qu’était un James Bond à ces débuts, avec certains clichés dans la narration, la caractérisation de Bond et de l’antagoniste principal, sur une trame qui rappelle étonnamment trop Mission Impossible Rogue Nation, un film d’action espionnage beaucoup plus sympathique, au même titre que Kingsman. 6/10

The Big Short

Mon dernier film de 2015 et quelle claque. Pas dans le sens où le film est impressionnant visuellement, mais il va nous bourrer le crâne de termes techniques, vulgariser du mieux qu’il peut son propos mais sans le diminuer pour autant, donc accrochez-vous, ça va être compliqué. En résulte une équipe de traders et autres analystes au charisme indéniable, parlant pendant 2h de l’arrivée de la crise économique et les conséquences, non seulement pour les banques mais aussi pour eux, et du poids de l’argent qu’ils ont gagné avec cette crise. 8/10

Mad Max

Meilleur film de 2015.

La suite

Le truc à retenir, c’est que le boulot et mes autres projets (qui sont glander et flemmarder entre autres) ont ralenti la production sur le site et je pense que ça va aller en continuant. Mais c’est toujours agréable d’essayer toujours de partager un petit peu avec qui souhaite bien lire mes conneries et mes avis subversifs sur le cinéma, le jeu vidéo et les ethics in video game journalism.

Bref l’objectif, continuer à jouer, à regarder, peut-être d’autres trucs qui me feraient envie, on verra bien. 2015 est mort, plus que 12 mois à vivre pour 2016.

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Kuro

Jeune geek qui développe de temps en temps, et qui passe ses moments de liberté dans les salles de ciné et sur son compte Steam.

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