22 Jump Street, un Hot Fuzz à l’américaine


J’ai commis des erreurs dans ma vie, beaucoup, mais une que j’ai pas mal regrettée ces derniers temps c’est de ne pas avoir vu l’adaptation cinéma de 21 Jump Street (dites : vingt-et-un Jump street en bon franglais). J’étais un peu blasé des comédies américaines à ce moment là, et l’idée de voir une adaptation de vieille série à la sauce Buddy Movie, à l’humour crade au vu du cadre où se passent les aventures de ces 2 flics. Au final beaucoup de retours positifs, et une envie de me rattraper avec la suite logiquement nommée 22 Jump Street, en attendant de pouvoir chopper le premier épisode sur France 3.

Des étudiants dans la trentaine = infiltration parfaite

On y retourne… Encore une fois!

Après un bref résumé de 21 Jump Street très apprécié pour comprendre les relations des personnages, Jenko et Schmidt repartent à la poursuite de dealers dans la Nouvelle-Orléans, démarrant avec une tentative pathétique d’infiltration pour arrêter Le Fantôme, un baron de la drogue local. Entretemps, le QG 21 Jump Street a déménagé au numéro 22 et donne une nouvelle mission aux deux agents. Refaire exactement la même chose que dans le précédent film, à l’université cette fois, pour retrouver le fournisseur d’une drogue nommée Whyphy, prononcée Wi-Fi.

Si j’insiste sur le fait qu’ils refont la même mission dans un contexte différent, c’est justement parce que le film s’affiche dès le départ comme un grand moment d’auto-dérision, mettant en avant les problèmes de refaire bosser Channing Tatum et Jonah Hill ensemble, ainsi que tous les problèmes des suites de buddy movie qui fatalement arrivent par la suite, en rebondissant sur les clichés pour faire de ce qui aurait pu être une suite médiocre un divertissement qui sait tout de même trouver le bon ton d’humour sans tomber dans la vulgarité.

Flingues et chemises Hawaïennes, ambiance tranquille pour le Spring Break

Les beaux gosses sont de retour

Dans cet enchaînement de situations délirantes entre action et rigolade, on ne peut qu’apprécier le duo en forme de Tatum et Hill qui sont totalement dans ce délire de partenaires sur la pente descendante, avec quelques pointes d’ambiguïté homosexuelle, se retrouvant infiltrés dans une fac où ils sont considérés comme des grands-pères. Le parallèle est bien appliqué aussi à l’antagoniste principal du film, mais pas de spoilers ici. En plus de cette moquerie régulière des duos de comédie policière, le film n’hésite pas à faire référence au premier opus pour appuyer certains gags avec plus ou moins de légèreté, du moins de mon point de vue de débutant en films de Jump Street.

Cet évident, ça se lit, je me suis bien amusé devant ce film, même si il n’est pas tordant de rire, c’est la première fois depuis un moment qu’un film m’avait fait sincèrement rire, plutôt que de m’arracher un sourire après une succession de vannes random. On peut tout de même déplorer un manque de présence du méchant, la traque du trafic passant au second plan pendant tout le film, un final qui arrive un peu tard, le Spring Break ayant été mentionné comme un événement important du film, mais l’action n’y prenant place que pour la dernière demi-heure, et enfin la présence de certains gags qui traînent un peu sur la longueur, désamorçant l’effet comique. Il reste tout de même un bon divertissement que je reverrais bien un jour au coin du feu.

film7
22 Jump Street est un condensé de dérision, de vannes a l'équilibre certes instable mais qui font mouche la plupart du temps, mené par le duo Tatum & Hill plein d'énergie et formant une équipe sacrément attachante. Ajoutez à cela un méchant dealer et de l'action décontractée et vous obtenez une comédie policière rafraîchissante.
7

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Kuro

Jeune geek qui développe de temps en temps, et qui passe ses moments de liberté dans les salles de ciné et sur son compte Steam.

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