Absolutely Anything, vraiment n’importe quoi


Après presque 20 ans sans réaliser, Terry Jones se remet derrière la caméra, et embarque au passage le chouchou d’Edgar Wright, Simon Pegg, ainsi que le reste des joyeux lurons des Monty Python dans le casting pour nous apporter Absolutely Anything. Comedie traitant les responsabilités d’un pouvoir et le libre arbitre en rappelant Bruce-tout-puissant, l’œuvre est au finale une comédie gentillette au sujet peu exploité.

Blagues répétitives

Neil et son chien Dennis forment le duo comique

Neil Clarke est un instituteur plutôt minable, peu ponctuel, démotivé, sans ambition. Pendant qu’il vit son train-train quotidien désagréable, des aliens tueurs décident de faire passer un test à la Terre pour savoir s’ils sont dignes de rejoindre leur société supérieure. Choisi par le hasard, Neil est doté du pouvoir absolu et peut faire ce qu’il veut. Le but du test étant de savoir si un humain doté d’un tel pouvoir pourrait faire le bien.

Avec un démarrage plutôt sympathique, Absolutely Anything joue dans un premier temps avec le quotidien du personnage de Simon Pegg et des changements qui s’y opèrent suite à l’obtention de son pouvoir. Entre situations qui s’inversent en un clin d’œil et vœux ambigus, le début du film est prétexte à plusieurs blagues plus ou moins innocentes, ayant peu d’enjeux mais qui fonctionnent toujours correctement en nous présentant les protagonistes principaux, qui sont assez classiques et qui deviennent parfois cliché.

Un scénario ? Quel scénario ?

Et Neil et Catherine forment le duo romantique que tout oppose.

Sauf que le film se scinde en deux parties, dont la seconde est facilement reconnaissable avec une perte de rythme considérable et un humour beaucoup moins maîtrisé et faisant plus rarement mouche. On dirait que le film, après avoir joué le pitre un moment, songe enfin à faire avancer le scénario mais sans arriver à rendre les enjeux importants et créer un fond de morale crédible, attendu dans ce genre d’œuvre ; pour au final refaire des blagues via le pouvoir de Neil qui finissent par ressembler à des gags créés au hasard pour combler les trous du scénario.

Scénario qui est lui-même bâclé dans sa conclusion en exécutant une petite pirouette scénaristique qui annule plus ou moins tout ce qui s’est passé pendant le film. Un scénario sans queue ni tête est déjà un problème, mais ce qui me déplait le plus dans ce film, c’est que l’humour est souvent très soft et manque de profondeur et d’absurde comme dans les ancien films de la troupe des Monty Python, ce à quoi je m’attendais pourtant avec Terry Jones à la réalisation et les autres membres présents en tant qu’acteurs. Bref une comédie qui fait sourire mais dont on attendait bien plus, et dont on retiendra surtout que c’est malheureusement le dernier rôle de Robin Williams.

Absolutely Anything est un film dont on pouvait attendre beaucoup plus. Terry Jones signe une comédie reposant sur quelques blagues sans traiter son sujet. On se contente au final d'une sorte de Bruce tout puissant british faisant à peine rire avec une conclusion décevante. Le cast fait son boulot, Williams tire sa révérence finale, et on est déçu de voir une réalisation de Terry Jones si banale.
5.5

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Kuro

Jeune geek qui développe de temps en temps, et qui passe ses moments de liberté dans les salles de ciné et sur son compte Steam.

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