Archer: James Bond infect, et on adore ça


Ah on se souvient des actes héroïques de Sean Connery, Pierce Brosnan et autres Daniel Craig incarnant le célèbre agent secret 007. Ce mec avait tout pour lui, les femmes, la classe et surtout le talent pour accomplir toutes ses missions avec le sourire Colgate toujours intact. Mais, est-ce que vous n’en avez pas marre de voir toujours cette perfection? Moi aussi, c’est pour ça qu’en ce moment je regarde Archer sur Netflix.

Sterling Archer, nom de code Duchesse

La base pour un agent secret: un col roulé noir.

Archer est un agent secret travaillant pour la société d’espionnage ISIS pendant la guerre froide. C’est un agent au physique avantageux, mais c’est surtout un prétentieux, mégalomane, maladroit et rempli de vices. Ses collègues ne sont pas sans fautes non plus: un comptable obsédé sexuel, un ancien scientifique Nazi, une secrétaire accro à la colle ou encore une RH aux mœurs douteuses, ainsi que sa mère, directrice de l’agence, froide et vénale.

Si on devait faire la comparaison, Archer se rapproche d’un OSS 117 avec un ton beaucoup plus libre et adulte que ce dernier. Ici l’humour se concentre non seulement sur les missions du protagoniste, qui sont souvent aux résultats catastrophiques, mais aussi sur les relations qu’entretiennent les personnages entre eux, comme Les Feux de l’Amour sur fond d’espionnage où tout le monde assume ses défauts.

Humour en roue libre et gags signature

C’est quand même pas trop mal la vie d’espion

Des simples jeux de mots jusqu’aux situations les plus embarrassantes, en passant par les running gag et l’ironie, la série cumule les moyens de provoquer le rire chez le spectateur, et si le côté parfois un borderline de l’univers n’est pas un frein pour vous (la série est classée TV-MA aux USA, donc recommandée à un public mûr), il saura vous séduire. Surtout que même si l’univers reste cohérent entre les épisodes, chacun d’entre eux possède un début et une fin qui lui est propre pour vous permettre de ne pas subir le “À suivre” parfois si frustrant.

Cependant, la série utilise des techniques d’animation qui peuvent facilement rebuter et qui au départ m’ont mis mal à l’aise également. Les décors et les personnages sont comme sur deux plans distincts avec un dessin radicalement différent, les arrières-plans sont fixes et très détaillés tandis que les personnages ressortent avec un style différent, en résulte parfois des mouvements de protagonistes pouvant quelque peu dérouter, mais qui font partie de l’identité de la série et auquel on peut s’habituer, même si c’est l’humour qui nous fait rester avant tout.

Archer c'est tout ce qui fait le charme de James Bond, exacerbé pour en faire un salopard qu'on adore, mélangé aux situations abracadabrantes que l'on peut trouver dans Arrested Development, pour faire un show à l'humour débridé, parfois choquant pour les âmes pures mais qui est un très bon divertissement pour tout ceux qui aiment l'humour qui ose, sans être au ras des pâquerettes.
7.4

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Kuro

Jeune geek qui développe de temps en temps, et qui passe ses moments de liberté dans les salles de ciné et sur son compte Steam.

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