Deus Ex : la conspiration


Vous avez peut-être aperçu il y a peu que Square Enix avait révélé un screenshot de leur nouveau moteur, Dawn Engine, mettant un scène un décor du prochain Deus Ex. Outre le fait que cette image m’ait donné très envie de repeindre ma chambre en jaune, ça m’a aussi rappelé que cette licence était déjà géniale en l’an 2000.

Deus Ex, beau sur le fond…

L’arbre des augmentations est très complet, surtout pour l’époque.

Dans ce mélange Action-RPG/FPS, vous incarnez JC Denton, un agent anti-terroriste aux capacités augmentées grâce à des nanorobots en 2052. Un virus d’un nouveau genre est apparu, la peste grise, dont l’antidote est rare. Des terroristes accusent le gouvernement de priver la population d’antidote pour la réserver aux hommes d’influence. Notre héros est donc chargé d’empêcher le groupe terroriste de nuire, mais est-ce que ces derniers n’auraient pas raison?

Alors le jeu date bien de 2000, mais j’ai seulement eu l’occasion d’y jouer récemment et de le finir encore plus récemment, car le jeu est plutôt long. Le gameplay est composé d’éléments que l’on retrouve facilement de partout aujourd’hui, le jeu ayant eu une forte influence, mais c’est quand même impressionnant étant donné qu’il date de 2000.

On a donc tout ce qui concerne le RP, avec les dialogues à choix multiples, un inventaire avec des objets utiles comme un décrypteur de codes d’accès ou des cartes magnétiques, les caractéristiques à augmenter, des ajouts de compétences grâce à des mods pour les nanorobots, ainsi que de l’expérience à gagner avec l’exploration et la réussite d’objectifs secondaires et principaux. Quant à la partie FPS, elle se caractérise par des choix d’armes de corps à corps où de distance, dont l’efficacité dépend de votre niveau dans la compétence correspondante, avec également des possibilités de neutralisation non létale.

…Comme sur la forme

Le jeu accuse un petit coup de vieux, mais les mods graphiques et de gameplay sont nombreux.

L’univers n’est pas en retrait, avec une ambiance qui est déjà très convaincante, des décors souvent sombres et dégradés pour souligner la facette dystopique de ce futur, appuyé encore plus par une bande-son qui nous immerge davantage dans chaque endroit et chaque situation. La direction artistique utilise également beaucoup de codes du cyberpunk, qui sont aujourd’hui des éléments classiques, le seul défaut à ce niveau serait la technique qui commence un petit peu à vieillir tout de même.

Tous ces endroits sont bien évidemment peuplés, par des personnages principaux au design bien spécifique et au doublage très correct pour l’époque (bon ok, il y avait pas de VF style fin 90’s, ça aide), même si on n’échappe pas aux PNJ identiques qui répètent la même phrase quand on passe devant eux, mais c’est assez rare. Plus rare que dans certains RPG plus récents.

Enfin le scénario se met au niveau pour ne pas gâcher tout ce boulot, avec une histoire traitant de la théorie du complot, les sociétés secrètes, le terrorisme et la technologie grâce à la trame principale et les histoires développées au fur et à mesure du jeu. Le plus intéressant, avec la construction du scénario, sont les petites variations qui apparaissent selon l’issue d’une mission précédente.

Conclusion

Deus Ex est un petit bijou du début des années 2000. Tout en l’ayant testé aux environs de 2011, je suis resté quand même vraiment impressionné par le niveau de détail de l’univers et surtout de tout ce qui constitue le gameplay et les conséquences des choix. Bref, une bonne vieille perle qui brille encore et que je vous conseille vivement.

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Kuro

Jeune geek qui développe de temps en temps, et qui passe ses moments de liberté dans les salles de ciné et sur son compte Steam.

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