Dragons 2, bienvenue dans un monde… classique


Après avoir habilement esquivé le premier Dragons par manque de temps lors de sa sortie, et d’intérêt pour l’univers qui semblait manquer d’originalité, je suis allé voir sa suite pour me faire pardonner auprès du dieu Dreamworks qui avait un peu perdu la côte selon moi avec les derniers Shrek et le Chat Potté, des films corrects sans plus. On m’avait pas mal vanté les qualités de ce nouvel épisode, pourtant il y a au final quelques détails dérangeants malgré un ensemble sympathique.

Harold préfère entraîner son dragon plutôt que de se soucier de son avenir

On prend les mêmes et on recommence

Le second film reprend peu après la fin des événements du premier opus, on a droit à une belle séquence d’introduction qui fait un bref rappel de la situation initiale avec une course de dragons pendant laquelle Harold, le protagoniste principal, rappelle ce qui s’est passé avant. Cette scène d’exposition de la situation fait la part belle à la technique à une présentation rapide de l’univers pour ceux qui dormaient au fond, on identifie le caractère des personnages en quelques secondes, les différentes relations, comment agissent les dragons et le destin prévu pour les acteurs principaux de l’histoire avec des décors bourrés de détails amusants et parfois saisissants de réalité.

Suite à cette séquence légère on retrouve Harold qui fuit ses responsabilités comme l’adolescent qu’il est et préfère partir explorer le monde pour le cartographier et continuer l’entrainement de son fidèle dragon Krokmou. Cependant 2 choses vont troubler cette vie d’insouciance qu’il mène : la présence d’un groupe de trappeurs qui capturent des dragons pour le compte d’un dresseur sans pitié, et Harold qui tourmenté par le fait qu’il est censé devenir chef du village pour succéder à son père. Ce tournant dans sa vie, ces nouvelles responsabilités vont l’occuper, et il ne supporte pas l’idée de ne plus pouvoir consacrer du temps à défendre les dragons contre les braconniers.

Alerte! Plot twist en approche

Au royaume du cliché, Dragons 2 est un noble

Rien que cette situation initiale provoque quelques sentiments de déjà-vu chez certains d’entre vous, car oui le plus gros défaut de Dragons 2, c’est son scénario. De la construction narrative jusqu’à certains détails, l’histoire empile plusieurs archétypes de personnages déjà vus, exploités de la même façon et dont certains manquent cruellement d’originalité, je prends pour exemple le grand méchant du film qui possède des traits de caractère et des spécificités physiques vues et revues dans d’autres œuvres.

Le second gros reproche que je ferais au film est plus personnel et concerne le rythme du film. J’ai eu parfois la sensation que le film allait trop vite ou trop lentement, car certaines scènes sont très courtes et servent juste à indiquer l’objectif d’un des groupes de personnages de manière très brève, ça ne manque pas de rebondissements mais j’aurais souhaité peut-être des passages plus structurés et qui ne se terminent pas trop vite pour laisser la place à l’action d’un autre personnage; Et au contraire d’autres scènes trop longues à mon goût font office de remplissage sans vraiment avoir d’impact et qui ne m’ont pas forcément touché, malgré l’aspect lyrique de ces moments visant à renforcer l’empathie qu’on ressent pour un personnage. Ce problème de rythme est d’autant plus gênant selon moi, car le récit est moins clair à suivre parfois, pour un film destiné à des enfants ce n’est pas le mieux.

La faune est toujours très impressionnante

Attention, c’est bien quand même

À parler de ce qui me gêne dans le film j’en oublie presque de parler d’aspects positifs de cette œuvre. Évidemment, le film vaut largement le coup d’œil pour les petits et les grands, même si ces derniers sont moins visés par le film, contrairement à Shrek qui regorgeait de références que seuls les plus de 20 ans peuvent connaitre. Comme dans la séquence d’introduction, la technique du film est toujours magnifique, les décors sont soignés, les personnages sont convaincants sans rentrer dans “la vallée dérangeante”, l’humour enfantin fait mouche plus d’une fois, on s’émerveille sur la beauté de ce monde en images de synthèse, ses couleurs, sa faune et sa flore, puis on ressort de la salle avec un petit sourire.

Car malgré quelques lacunes, le film arrive à nous entraîner dans son monde pour nous divertir de façon assez simple. Les plus grand bailleront une fois ou deux devant le manque d’audace de l’intrigue mais il y aura toujours un petit gag pour vous extirper un sourire, tandis que les petits en auront plein les yeux en voyant l’éventail de dragons à l’écran et les péripéties de ce jeune dresseur de reptiles volants qui conclura cet épisode avec une petite morale qui n’a rien de particulier non plus mais qui sera toujours accueillie chaleureusement pour le final.

Film7.2
Dragons 2 n'est pas à la hauteur des autres productions de Dreamworks ou bien de Pixar, mais il est quand même un divertissement agréable. Malgré son manque d'originalité, il saura plaire grâce à son environnement riche, ses personnages sympathiques et son humour bon enfant, ce qui en fait un bon film pour emmener son fiston et pour rigoler avec lui.
7.2

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Kuro

Jeune geek qui développe de temps en temps, et qui passe ses moments de liberté dans les salles de ciné et sur son compte Steam.

1 comment

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  1. Caroquiapasdepseudo 16 juillet, 2014 at 16:03 Répondre

    Merci Max, je n’ai pas encore eu le temps de voir le 1, et j’ai envie de voir le 2 malgré cela. Ton commentaire m’éclaire un peu 🙂

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