Five Nights At Freddy’s revient… encore


Le survival est un monde merveilleux où tout peux arriver, car n’importe quelle situation, objet ou être humain peut se transformer en peur. Du monstre de science-fiction jusqu’à une poupée en plastique, en passant par le requin féroce. Mais souvent ce sont les choses les plus innocentes qui peuvent nous retourner l’esprit, comme le prouve Five Nights At Freddy’s qui joue sur notre peur des animatroniques.

Pizza et automates flippants

H – une seconde avant la crise cardiaque.

Freddy Fazbear’s Pizza est un restaurant pour enfant assez typique de la culture américaine. Fait pour fêter des anniversaires et autres joyeusetés, il intègre des spectacles de marionnettes grandeur nature animées par des robots. Un havre de paix et de bonheur pour les enfants qui viennent la journée. Mais nous, nous incarnons le gardien de nuit, et ce n’est pas la même histoire lorsque les animatroniques cherchent à vous fourrer dans un squelette électronique.

FnaF est un jeu qui m’a tout d’abord terrifié avec son concept très particulier, un peu délirant, minimaliste mais qui se prend très au sérieux, avec une ambiance qui met très mal à l’aise rapidement. C’est un jeu qui, malgré son potentiel de peur, est frustrant pour moi. Je crains beaucoup les jumpscares et comme certains autres l’ont ressenti, la peur insufflée par l’environnement se transforme rapidement en stress du sursaut qui finit par être plus énervant qu’autre chose. Mais l’ensemble est au final intriguant car les intentions de son créateur semblent vouloir exploiter à fond le contexte du jeu.

La vérité est ailleurs

Le Golden Freddy fantomatique reste un mystère pour la communauté.

Le jeu dévoile à chaque niveau des éléments d’histoire sur le passé plutôt glauque de la pizzeria, avec les animatroniques qui prennent vie, des enfants disparus, du sang coulant des yeux des robots, une victime de morsure au lobe frontal, bref il ne fait pas bon de travailler ici. Beaucoup de pistes sont évoquées: sorcellerie, meurtre déguisé, sabotage. Sans donner d’explication directe, le background du jeu a réussi au final à captiver presque plus que les jeux en eux-même.

Car Scott Cawthon, le seul développeur, a presque transformé son petit jeu en franchise, avec deux jeux sortis en quelques mois et un troisième qui arrive en début d’année, il s’amuse avec sa timeline, nous fait repartir en arrière, joue avec les détails pour nous raconter son histoire de restaurant pour enfants maudit et faire naître toutes les théories possibles pour notre plus grand plaisir, tandis que les youtubeurs rempliront leur chaîne de let’s play.

Pour finir

C’est un jeu qui vaut le coup d’œil, même juste en vidéo si comme moi les jumpscares vous insupportent, c’est un des rares jeu auxquels je refuse de jouer mais dont l’univers et tout ce qui gravite autour de l’œuvre elle-même me fascine, bien que les jeux souffrent de quelques problèmes de difficulté et de répétitivité. On espère que le rythme de sortie du jeu ne finira pas par altérer sa qualité, vu sa rapidité, ainsi que le prix des jeux que je trouve tout de même un peu élevé.

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Kuro

Jeune geek qui développe de temps en temps, et qui passe ses moments de liberté dans les salles de ciné et sur son compte Steam.

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