Ghostbusters (2016)


Je ne voulais pas vraiment voir ce film, mais c’est une espèce de curiosité morbide qui se développe quand un film aussi décrié que le dernier Ghostbusters débarque finalement dans nos salles de cinéma. J’ai donc décidé de me sacrifier pour le bien de la communauté.

Who you gonna call ?

Erin est une professeur en voie de titularisation dont la candidature est annulée suite aux révélations sur ses croyances concernant les fantômes. Cet incident fut provoqué par son ancienne compère Abby, toujours motivée par la chasse aux spectres. Ce changement de situation va la pousser a se remettre à la recherche de fantômes pour confirmer ses croyances longtemps refoulées.

C’est clairement nul, au niveau d’un film de Adam Sandler. Rien de bon ne ressort de cette comédie d’été bien trop calibrée et à l’humour paresseux, où les jeux de mots pourris et les blagues vulgaires sont légion. La répétition est d’ailleurs de mise et si vous trouvez une blague marrante, vous pourrez l’entendre au moins 5 fois.

Les personnages principaux comme les secondaires sont stéréotypés. La grande différence entre ces 2 catégories sont que les secondaires sont réduits à leur fonction dans le récit calqué sur le premier Ghostbusters. Les persos principaux eux, sont juste des machines à sortir un type de blague. Les cameos eux, sont juste pour montrer que tout le cast a été contraint de revenir, et ne semblent pas plus heureux que ça d’être là.

Okay, j’avoue j’ai rigolé 2 fois avec lui

The SNL cast !

La réalisation est sans surprise avec les mêmes ensembles de champ, contre-champ pour suivre une discussion et n’est jamais utilisé pour faire une blague ou un effet de style, la caméra se trouve toujours là où il y a de la parole et c’est tout.

Pour finir, j’apprécie qu’un film qui a passé sa promo à parler de la victimisation de son cast et du sexisme venant de la communauté geek, réduise autant ses personnages à leur genre en insérant des blagues sur les pets vaginaux et le slime qui rentre “de partout”. En plus, les personnages masculins sont soit idiots, soit hostiles au groupe et ne savent qu’utiliser des insultes du genre “vous tirez comme des gonzesses”.

Je ne suis pas contre le fait d’avoir des idiots ou des stéréotypes dans un film comme ressort comique. Bien utilisé ça marche et je l’accepte aussi par principe car ce serait paradoxal de trouver qu’on peut utiliser le cliché de la blonde idiote mais que mettre un homme blond idiot dans le film est discriminatoire.

Mais ici on parle d’un produit (et non une œuvre) qui a défendu son cast féminin en vantant ses talents tout en dénonçant le sexisme des fans. C’est donc très décevant de voir que cette situation leur a comme donné un laisser-passer qui leur permettait de faire ce genre d’humour, qui nous sort plus du film au final qu’autre chose, car cela ressemble davantage à un règlement de compte via le film qu’à une tentative sincère d’être drôle.

Ce film est une tentative désespérée de banquer sur une franchise très connue et très appréciée, et ils n'auraient pas pu faire pire comme essai. Vide de passion, d'humour si vous avez plus de 5 ans, et de talent. Personne n'était réellement motivé pour faire ce film et ça ce sent. Une reprise point par point sans saveur du film de 1984, que vous feriez mieux d'aller revoir.
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Kuro

Jeune geek qui développe de temps en temps, et qui passe ses moments de liberté dans les salles de ciné et sur son compte Steam.

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