John Wick : bagarre, classe et humour


Mon quota de films d’action était au plus bas depuis un moment, ça me manquait mais il n’y avait pas grand chose dont j’avais envie, un certain manque de passion de pas mal de films d’actions récents, et je gardais les classiques pour les rediffusions de Noel. C’est à ce moment que John Wick est arrivé. Profitant d’un coup de pub apporté par Payday 2 qui a ajouté le protagoniste du film dans sa galerie de personnage, cette œuvre dont j’avais oublié l’arrivée est au final un must de l’année 2014.

Le chien assassiné, c’est l’événement déclencheur ultime de ce film

Règle générale au cinéma: on ne tue pas le chien

John Wick est un ancien tueur s’étant retiré des affaires et qui ne mène pas une vie facile loin du crime. En quelques jours, la femme qu’il aimait meurt sous ses yeux, ne laissant qu’un jeune chien pour seule compagnie au bonhomme. Ce même animal se fait tuer lors du vol de la voiture de John par un jeune mafieux russe. Fou de rage d’avoir perdu le dernier souvenir de sa défunte épouse, il va se mettre à la poursuite du coupable, fils de son ancien employeur. Heureusement pour Wick, sa réputation est grande dans le milieu et sa vengeance est crainte.

Une revanche pour la mort d’un chien ça peut être ridicule, et pourtant le film aborde ce postulat de base avec beaucoup de sérieux, avec ce premier acte qui construit la légende de John Wick. Doucement mais sûrement, le parrain russe explique à son fils que commettre ce crime envers John a signé son arrêt de mort, et amorce la suite des évènements. Malgré le côté too much, c’est une véritable haine que le protagoniste développe pour les meurtriers et tous ces rappels, et le développement du personnage principal va ensuite nous amener à un flot continu d’action.

Oui le films est rempli de plans badass, hyper bien calculés et décorés

Inspirations multiples pour résultat optimal

Étant réalisé par deux professionnels de la cascade dont une ancienne doublure de Keanu Reeves, l’interprète du tueur, le film se devait d’atteindre un certain niveau d’action, et le résultat est franchement bon. Le film est très spectaculaire évidemment, mais c’est tout de même agréable de remarquer le souci du détail dans la chorégraphie des combats au corps à corps ou des fusillades, ainsi que de leur lisibilité à l’écran. Les scènes ne sont jamais confuses et l’on situe toujours qui fait quoi et à quel endroit.

Toute cette violence divertissante est emballée dans un beau paquet de style, empruntant beaucoup aux classiques du cinéma du genre pour tout ce qui est des effets utilisés, comme les slow-motion pour ne citer que le plus évident. Mais l’œuvre s’inspire également des jeux vidéo, la progression de notre personnage se déroulant comme des niveaux qui s’enchaînent, entrecoupés de “boss”, ainsi qu’aux comics, car la plupart des sous-titres des dialogues en russes sont stylisés avec une police sympathique en mettant en avant les mots marquants, comme dans une BD.

John Wick ne réinvente pas la roue, mais c'est un très beau modèle en tout cas. La réalisation est très propre sans être aseptisée, et on sent une passion dans le travail des réalisateurs qui, en partant d'une idée peu sérieuse, nous donne un film violent et sombre qui connait très bien son sujet tout en apportant sa touche d'originalité.
7.2

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Kuro

Jeune geek qui développe de temps en temps, et qui passe ses moments de liberté dans les salles de ciné et sur son compte Steam.

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