La trilogie Cornetto, Rigolade et Références


Rien à faire durant le week-end ? Votre petite bourgade a annulé la fête médiévale annuelle pour la remplacer par un spectacle de théâtre expérimental ? Pour se divertir, en tant que bande de nerds gavés à la culture du ciné et autres univers de l’imaginaire, la trilogie Cornetto est le choix parfait pour ce genre de fin de semaine morose, menée par le trio Edgar Wright, Simon Pegg et Nick Frost.

Le rire qui passe par tous les styles

Le Cornetto, symbole furtif de ces comédies

La trilogie des Cornetto, connue sous le nom de Blood and Ice Cream Trilogy en VO, fait référence à 3 films disposant du même trio de réalisateur et duo d’acteurs cité ci-dessus. Les 3 œuvres sont des comédies britanniques, avec un type d’humour très décalé et qui fait encore pâlir aujourd’hui les réalisations d’Adam Sandler, et qui surtout reprennent chacun leur tour les codes d’un genre du cinéma populaire pour les tourner en dérision, avec beaucoup de tendresse et de bienveillance, sous forme d’hommage.

Dans cette saga, nous avons d’abord Shaun Of The Dead en 2004, film de zombies dont le titre s’inspire directement du travail du maître du genre, George A. Romero avec le célèbre The Night of the Living Dead, et autres Machin chose of the Dead. L’histoire d’un groupe d’amis découvrant que leur ville est devenue infestée de zombies et qui doivent donc protéger leurs proches en faisant les efforts et parfois les sacrifices nécessaires.

On retrouve ensuite trois ans plus tard Hot Fuzz, contant la vie d’un policier tellement doué qu’il humilie ses collègues, et pour remédier à cela, il est envoyé faire son travail dans le village le plus paisible de la campagne londonienne, où les choses ne sont parfois pas si tranquilles que ça au final. Un buddy movie mêlé à des scènes d’actions très référencées, avec un peu de namedropping suffisamment discret pour être apprécié. Enfin, en 2013, le dernier opus sort, nommé Le Dernier Pub avant la Fin du Monde, qui nous emmène flirter avec la science-fiction dans une ville d’Angleterre où un groupe d’amis fêtant leurs retrouvailles découvrent qu’un complot extraterrestre a été mis en place.

Comedy is about to get real

Situations coquasses et gags visuels entre autres sont au rendez-vous

Si la trilogie se démarque tellement de la masse, c’est parce qu’au delà du côté références et hommage de chaque film, les œuvres ont su se construire une sorte d’identité humoristique propre, avec des codes visuels distincts, qui ont forgé un peu la marque de la série des films et permis d’insérer des running gags efficaces, qui collent bien à l’humour anglais et qui vire facilement dans l’absurde, le non-sens, les jeux de mots des plus fins et plein de techniques cinématographiques pour apporter l’humour avec des moyens visuels. Pour une explication détaillée de l’humour d’Edgar Wright et la façon de transmettre l’effet comique par l’image en plus du dialogue, je vous conseille la vidéo de Every Frame a Painting sur le réalisateur en question.

Bref une trilogie que je ne conseillerai jamais assez pour tous ceux qui pensent que la comédie d’aujourd’hui se limite aux membres du Saturday Night Live faisant des blagues moyennes pendant 1h30. Sérieusement, regardez ces films. Et sinon, pourquoi trilogie Cornetto? Tout simplement parce que chaque film contient un Cornetto qui apparait à un moment du film avec la couleur spécifique.

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Kuro

Jeune geek qui développe de temps en temps, et qui passe ses moments de liberté dans les salles de ciné et sur son compte Steam.

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