Les consoles à la dérive, le PC en grande forme


Mes amis l’heure est à la fête pour nous, membres de la communauté PC, sarcastiquement renommée Glorious PC Master Race. Car oui, les jours sont glorieux pour nous. Tandis que les consoles nouvelles générations accusent toujours un démarrage faible, le PC ne s’est jamais aussi bien porté.

D’un bijou envié de tous, à un système plutôt dispensable

Je ne cherche pas à critiquer les joueurs consoles, ils font leur choix, mais j’ai envie de faire un petit coup de gueule/analyse de cette nouvelle génération de consoles qui ne commence pas de la meilleure façon. Elle est loin l’époque des consoles que j’ai connu, où l’on était fou de rage parce que notre voisin avait eu droit à sa console tandis que l’on restait sur l’ordi de papa et maman, équipé de windows 95. Avant, on achetait une console parce qu’il y avait de supers jeux exclusifs et amusants, pour un prix raisonnable, pour une technologie qui ne valait peut-être pas celle des PC hauts de gamme, mais qui offraient une vraie convivialité.

Aujourd’hui, entre promesses techniques mensongères (le 1080p 60FPS se fait très rare, et souvent au détriment d’autres éléments graphiques du jeu ou avec un manque de stabilité), exclusivités qui manquent parfois d’originalité, prix trop élevés, remakes HD de jeux qui ont parfois moins d’un an, les consoles n’ont plus la même attirance qu’aujourd’hui. Les modèles économiques ont changé, les consoles se présentent comme des media center qui ont perdu l’âme qui éveillait l’enfant en nous, à l’exception de Nintendo qui vise toujours le divertissement familial.

MGS 5, un des derniers bastions console à arriver sur Steam

Steam, témoin de la réussite PC

Les consoles souffrent aussi grandement de la concurrence du PC. Presque effacé du paysage vidéo ludique grand public à l’époque des premières Playstation, c’est aujourd’hui une plateforme riche en contenus grâce à l’environnement moins fermé qui est offert aujourd’hui, en partie grâce à la multiplication des développeurs indépendants qui ont plus de possibilités pour publier leurs jeux. On remarque aussi une recrudescence de la communauté PC, qui revendique de plus en plus ses droits tout en dénonçant tantôt avec inquiétude, tantôt avec humour le manque d’efforts des studios de développement, ainsi que les erreurs commises par les constructeurs de console.

Steam représente bien le regain d’intérêt porté par cette communauté. Entre un nombre d’utilisateurs grandissant et les aménagements de la plateforme pour accéder à plus de fonctionnalités communautaires, Steam veut être l’application qui rassemble. Et cet engouement est remarqué par les éditeurs de jeux, qui se rendent compte du potentiel du PC, ce qui provoque l’arrivée de produits longtemps réservés aux consoles sur nos tours, comme entre autre l’arrivée de Metal Gear Solid 5 et la sortie de Final Fantasy 13, quand ce ne sont pas des exclus “Next-Gen” qui abandonnent leur statut exclusif pour le multi-plateforme, à l’instar de Ryse : Son Of Rome.

Le crash des studios

Les studio ont aussi leur lot de problèmes. Depuis l’annonce des nouvelles consoles et des promesses de full HD et de fluidité à armes égales avec le PC, ces derniers ont dû faire face au cruel manque de ressources de ces appareils, les compromis sont nombreux, du 30 fps/1080p ou du 900 voire 720p pour du 60fps, les développeurs allant parfois même jusqu’à parler de vision artistique avec une limitation à 30FPS pour un effet cinématographique, ou prétextant que l’œil humain ne fait pas la différence (ce qui est faux).

On pourrait doucement rigoler de ces allégations, le problème est pourtant là et cela affecte tout le monde. Les développeurs ne veulent plus de guerre des consoles et finissent par fixer des résolutions et framerates plus bas, non seulement pour mettre les consoles d’égales à égales, mais ils font parfois en sorte que les versions PC ne bénéficient pas d’un rendu trop supérieur comme nous l’avons vu avec les options cachées de Watch_Dogs, ou bien on se retrouve bêtement devant un port console mal codé et avec des limites techniques qui ne devraient pas exister sur PC. L’exemple le plus récent étant The Evil Within, nécessitant 4Go de mémoire vidéo et une limite à 30 FPS, modifiable certes, mais déconseillée.

Par souci d’égalité, toutes les versions consoles du prochain Assassin’s Creed seront en 900p/30FPS, pour le feeling cinématique

Le Futur

Si je pousse mon petit coup de gueule ici, c’est que malgré le fait que le PC soit redevenu la plateforme de jeu leader et que beaucoup d’exclusivités franchissent le pas de notre monde rempli de processeurs et  cartes graphiques, on constate aussi que certains développeurs, fainéants ou par peur de créer un trop grand déséquilibre entre les consoles et le PC, se contentent du strict minimum et réduisent la qualité de leur produit pour tenter de mettre tout le monde à égalité, et donc de brider les machines les plus puissantes.

Et c’est un comportement qui ne doit surtout pas être soutenu, nos machines ont atteint un très haut niveau de qualité aujourd’hui, et il est triste que les développeurs et éditeurs n’osent pas en tirer parti pour des raisons marketing douteuses, alors que beaucoup d’indépendants et de développeurs console souhaitent franchir le pas avec les meilleurs intentions du monde la plupart du temps.

Donc voilà, c’était le petit moment de frustration de la semaine, mais c’est effectivement très dommage que des consoles aux spécifications surestimées fixent les standard de qualité technique des jeux aujourd’hui et n’encouragent pas autant à la créativité qu’à l’époque.

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Kuro

Jeune geek qui développe de temps en temps, et qui passe ses moments de liberté dans les salles de ciné et sur son compte Steam.

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