Rogue One : A Star Wars Story (2016)


Ça va devenir une habitude, chaque année nous allons avoir droit à notre Star Wars. En attendant la suite à Star Wars 7 qui commence à se faire attendre, nous avons Rogue One, censé être une aventure à part se libérant des codes les plus classiques de la saga.

La traversée du désert scénaristique

Rogue One raconte l’histoire précédent l’épisode 4, celle du groupe de rebelles ayant volé les plans de l’étoile de la mort, menés par Jin Erso et Cassian.

Ce serait un peu compliqué d’étoffer le résumé du film sans entrer vraiment dans l’histoire. Ce serait du spoil d’une part, et c’est aussi parce qu’il n’y a pas énormément de détails scénaristiques dans cet opus de Star Wars.

Conter l’histoire de la capture des plans de l’étoile de la mort était de base un sujet assez simple, il fallait donc ajouter des éléments pour créer de l’intérêt : une reprise de justice qui doit utiliser ses connaissances pour relier des groupements de rebelles, récupérer des infos à son père, créateur de l’étoile de la mort.

Mais tout ceci ne suffit pas à rendre l’histoire intéressante, les personnages sont pour la plupart des fonctions et ne bénéficient d’aucun développement, notamment ceux de Mads Mikkelsen et Forest Whitaker qui ont au final un impact à l’écran très minime tant leur présence est courte, et leur implication, même si ils ont une valeur symbolique, reste faible d’un point de vue cinématographique.

Les motivations personnelles sont très floues, on a l’impression que les personnages sont poussés à agir par le scénariste, parfois de manière incohérente par rapport à leur caractère. Ça a pour effet de rendre tout attachement très difficile et j’ai eu du mal à ressentir quoi que ce soit pour les protagonistes, parce qu’on a aucun but personnel pour lequel les soutenir, autre qu’aller chercher le MacGuffin de cet épisode.

Petit coup de boost

Ils sont beaux, ils sont gros mes robots !

Maintenant que vous avez supporté mon pavé sur l’écriture générale, qui a donc provoqué mon endormissement plusieurs fois, notamment pendant une bataille de X-Wing dont je ne comprenais pas les enjeux, que vaut le meilleur segment du film qui est la récupération des plans ?

Ben c’est pas si mal, une fois qu’on met les personnages en scène dans un grand théâtre de combats, on arrive à quelque chose de tout à fait correct, avec une planète atypique (même si je foutrais pas une prison sur une planète tropicale, personnellement) et une dimension vraiment épique dans les combats.

Et même si cela frôle le fan service parfois (AT AT ? Star Destroyer ? Dark Vador ?), voir se dérouler à la fois des combats spatiaux et un affrontement terrestre assez plausible, sur une ambiance qui pourrait être plage de débarquement ensoleillée est un truc qui marche vraiment bien.

Mais bon voilà, j’ai pas été sensible aux clins d’œil pour exciter la fan base de Star Wars, mais il est vrai que j’attends plus ce qui se prépare pour l’épisode 8 qu’un spin off. Ce détail peut rendre mon avis très subjectif, mais le problème de rythme et d’écriture du film est bel et bien là, et il handicape vraiment le plaisir qu’on peut prendre devant.

Une bonne deuxième partie plutôt épique ne suffit pas à combler l'ennui provoqué par la première moitié de Rogue One, trop confuse est gonflée en personnage non caractérisés. En résulte un film mi figue mi raisin qui endort et réveille à fois, à réserver aux fans ultimes.
5

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Kuro

Jeune geek qui développe de temps en temps, et qui passe ses moments de liberté dans les salles de ciné et sur son compte Steam.

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