Space Dandy, ça c’est de l’anime Baby


Oui on vous l’a souvent dit, les créations japonaises sont parfois des choses plutôt étranges, partant parfois dans un délire totalement invraisemblable ou d’autres fois dans quelque chose de complètement, salement dérangé et sérieux. Space Dandy a un peu pris du meilleur des deux mondes je trouve et c’est un animé dont j’ai dévoré la première saison en peu de temps tellement elle m’a plu.

Mon nom c’est Dandy, Space Dandy, Baby

Space Dandy est, comme l’indique l’introduction, un dandy qui vit dans l’espace. Accompagné de ses deux compagnons de route, QT l’assistant robot et Miaou un Betelgeusien, race extraterrestre commune qui ressemble fortement à nos chats terrestres, leur vie se résume à chasser des aliens rares pour un centre de recherche et traîner au Boobies, une chaîne de bar-restaurant en forme de nichons avec des serveurs aux belles formes.

Cette petite présentation le démontre bien, l’animé est un pur concentré d’idées qui semblent être un peu fourre-tout mais qui forment un univers étonnement cohérent, et qui garde juste ce qu’il faut de fantaisie pour s’affranchir de la plupart des barrières pouvant bloquer la créativité des scénaristes et artistes du studio d’animation. Cela permet de créer des histoires assez loufoques mais qui ne souffrent à aucun moment de problème de crédibilité, on y croit tout le temps à fond.

On est là pour rigoler, Baby

Même les héros peuvent avoir leur vices

Space Dandy exploite également pas mal de clichés que l’on voit dans les productions actuelles et joue justement sur ces situations classiques, parfois ridicules, pour conserver cet aspect à la limite d’un Tex Avery soft, comme par exemple l’existence d’un grand méchant qui veut capturer Dandy sans que l’on sache la raison et qui meurt de façon régulière pour revenir sans aucun dégât lors de l’épisode suivant. Nos héros ne sont pas non plus épargnés par la mort et si la situation s’y prête, ils ne survivront pas à leurs péripéties, ces derniers n’ayant pas de fil conducteur, aucun problème de cohérence ici.

Mais le plus étonnant dans tout ça, c’est que malgré cette énorme dose de délire survitaminé qui ne s’arrête jamais et qui possède pas mal de références (on pense à Cowboy Bebop plus d’une fois), ce dessin animé arrive à chaque fois à nous faire ressentir quelque chose, souvent de l’humour mais aussi beaucoup de tendresse, avec des fins d’épisodes qui n’ont rien à envier aux œuvres qui se veulent plus sérieuses.

Mais on est aussi très beau, Baby

Ça c’est de l’image qui fait rêver

Et c’est tout cet équilibre qui fait le charme de Space Dandy au final, on ne s’attend à rien de plus qu’une bonne tranche de rire lorsque on nous annonce que l’épisode parlera des 23 jours nécessaires à un robot pour aimer le café, et qui au final nous parle d’amour et d’émotions robotiques et arrive même parfois à placer quelques concepts, très classiques certes mais présents quand même, sur les lois de la robotique, des moments de dérision des space opera ou des genres de films/séries.

Je terminerai en applaudissant aussi toute la partie artistique qui n’arrête pas de nous présenter des visuels encore plus originaux, plus recherchés et qui semblent changer de style graphique entre 2 épisodes, ce qui offre beaucoup de supers décors spatiaux, mélangés à du LSD qui rend le tout très cartoonesque, surréaliste et varié.

Space Dandy c'est un petit peu de Cowboy Bebop mélangé à une grosse dose de folie, de la direction artistique qui se fait plaisir, des références, du cliché assumé et qui se moque de lui-même. Ajoutez des personnages attachants et des histoires qui arrivent à nous émouvoir, vous aurez un animé que je trouve super et qui m'a vraiment touché, la seule que je demande maintenant, c'est d'en voir plus.
8.1

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Kuro

Jeune geek qui développe de temps en temps, et qui passe ses moments de liberté dans les salles de ciné et sur son compte Steam.

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